Inspired by | S T E F A N I R O M A

J’ai grandi à Nairobi au Kenya. Quand j’étais enfant, il n’y avait pas beaucoup de produits pour les cheveux crépus. Ma mère nous emmenait dans des salons de coiffure pour avoir des coupes « propres et adaptées » aux standards de beauté kényans de l’époque. Les petites filles portaient des tresses pour se rendre à l’école et quand elles étaient en âge de se défriser les cheveux, elles suppliaient leur mère pour le faire. En effet, nous considérions à l’époque que nos cheveux seraient plus maniables et plus faciles à coiffer s’ils ressemblaient à ceux des européens.

Nous pensions que nous serions plus belles si nous ressemblions à des caucasiennes. Pourquoi cela ? Eh bien, à l’époque, le Kenya était vraiment influencé par l’Europe et les Kényans pensaient que se rapprocher d’un style plus européen était la meilleure manière d’être beau.

Quand j’y repense aujourd’hui, je me dis que c’est fou. Mais nous n’avions pas le choix. Nous n’avions pas de modèles noires comme aujourd’hui. Nous n’avions pas le mouvement nappy. Je me rappelle même que pour mon tout premier job en Australie, je jonglais entre tissage et défrisage pour me fondre dans un univers à prédominance blanche. Ces artifices me permettaient d’arborer des coiffures plus … « professionnelles » ? Par la suite, je me suis documentée sur le mouvement nappy et je me suis inspirée de ces femmes qui se passaient des convenances pour adopter leurs propres standards de beauté. Pourquoi devrais-je être jugée sur Ma coupe de cheveux à un entretien. Avec Ou sans tissage, ne suis je pas la même personne ? »

Je suis naturelle depuis le 15 mars 2015 et je dois dire que je réapprends à me connaître. Je peux vivre sans avoir à me cacher derrière des artifices. Nous sommes uniques et personne n’a le droit de nous en faire douter

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