#GreatMe – Meet Angela, une entrepreneure afro engagée

 « Je n’ai pas toujours assumé mon côté naturel. Je dirais même que je n’avais pas le courage de l’assumer. Accepter son côté naturel, c’est aussi et surtout s’accepter soi-même, ses origines. C’est avoir pleinement confiance en soi. Pas facile quand on a longtemps pensé que le cheveu lisse était le standard de beauté par excellence. »

Enfant, j’étais très éveillée et un peu peste, ce qui m’a longtemps valu mon surnom d’Angela bêtise. Je m’appelle Angela, j’ai 24 ans et je suis Centrafricaine. S’il y a une chose que j’admire chez les gens de mon pays c’est leur détermination. On peut dire qu’ils sont têtus, bornés mais quand ils ont une idée en tête, ils foncent. Ils ne baissent pas les bras sans se donner les moyens de réussir.

Grandir dans une famille centrafricaine en France c’est baigner dans de multiples influences. Dès le plus jeune âge, on m’a appris qu’il fallait être indépendante, ne pas compter sur un homme, ne pas compter sur les autres, ne compter que sur soi. La clé de la réussite, l’école. Les études étaient très importantes pour ma famille.

Mes parents m’ont toujours dit « Quand tu es étrangère, il faut travailler 2 fois plus que les autres, donner le meilleur de soi et rester concentré sur ses objectifs. » Je pense que tous les parents africains et étrangers disent ça à leurs enfants.

On n’est pas obligé d’avoir un parcours lisse

J’ai un parcours assez atypique. J’ai démarré une licence d’architecture que j’ai dû arrêter 2 ans pour faire un BTS. C’est intéressant parce que cette période de transition m’a fait réaliser qu’on n’est pas obligé d’avoir un parcours lisse. On peut tout simplement avoir son propre parcours, connaître ses échecs et s’en servir comme tremplin vers autre chose, dans mon cas, comme tremplin vers une passion qui est dans mes gènes, la coiffure.

J’ai décidé que je m’occuperai moi-même de mes cheveux et que je déciderai quand les couper

Ma mère est coiffeuse et j’ai moi-même eu mon lot de bonnes et mauvaises expériences capillaires. C’est ce qui m’a donné envie d’apprendre à coiffer.

Quand j’étais enfant, ma mère me défrisait les cheveux. J’aimais beaucoup parce que, j’avais le vent dans les cheveux et tous les avantages qui vont avec les cheveux lisses. Mais après, mes cheveux étaient tellement abîmés que j’ai dû les couper… au moins 10 à 15 cm de cheveux.Je les ai gardés dans mon tiroir pendant au moins 1 an parce que j’avais du mal à m’en défaire. C’était très dur pour moi et depuis ce jour-là, j’ai décidé que je m’occuperai moi-même de mes cheveux et que je déciderai quand les couper et pourquoi.

Assumer son naturel c’est avoir du cran

Je n’ai pas toujours assumé mon côté naturel. Je dirais même que je n’avais pas le courage de l’assumer. Accepter son côté naturel, ça signifie aussi et surtout s’accepter soi-même, ses origines. C’est avoir pleinement confiance en soi. Pas facile quand on a longtemps pensé que le cheveu lisse était le standard de beauté. J’ai réalisé bien plus tard que pour avancer, il ne fallait pas se renier soi-même et je suis devenue pleinement naturelle.

Les cheveux crépus ne poussent pas

Le plus grand préjugé que j’ai entendu c’est que les cheveux crépus ne poussent pas. INTOX. J’ai coupé mes cheveux des centaines de fois et ils ont toujours repoussé. J’ai aussi entendu qu’ils étaient difficiles à entretenir… « C’est dur à peigner »… Non! C’est juste qu’on n’a pas la bonne technique. Si l’on acquiert la bonne technique, ils deviennent tout de suite très faciles à coiffer. On a tout plein de préjugés sur nos cheveux qui n’ont pas lieu d’être. C’est dommage.

C’est en partie pour casser cette chaîne que j’ai décidé de mettre mon expertise de coiffeuse au service des femmes en proposant dès Mars prochain, une marque de soins capillaires dédiée. Mon idée est de mettre sur le marché tout plein de produits naturels pour chouchouter tous les types de cheveux.

Pour cette gamme, je m’inspire de mon quotidien de petite crépue pour proposer des soins complets. J’étudie plusieurs possibilités en fonction de ce que je mets sur mes cheveux et me sers de mes mauvaises expériences et de celles de mes clientes pour offrir des soins personnalisés.

Angela, 24 ans, est coiffeuse, entrepreneure et étudiante en architecture. ♡

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